Vers cinq heures ce matin, tandis que je sirotais un cocktail en me prélassant sur la chaise longue de ma plage privée de Copa cabana, un bruit d'apocalypse à l'américaine m'a contraint à abandonner mon verre, mon transat, le soleil qui chatoie et le sable chaud, et, à sortir de mon rêve...

Pouah...! s'il y a bien une chose que je déteste c'est être dérangé dans un rêve de béatitude.

Mon premier réflexe dans ces cas là, c'est de rabattre le volet de mon œil embrumé qui s'est ouvert à l'insu de mon plein gré, en essayant de conserver un maximum de torpeur brumeuse sous la paupière, de me boule-quièsser les tympans avec mes lobes d'oreilles (ce qui demande un certain entrainement) et d'essayer de retrouver mon transat sur la plage de Copa cabana en priant pour que personne ne m'ait chipé la place pendant mon absence..

 

Mais malheureusement ca ne marche jamais... d'une part parce que le truc des lobes d'oreilles c'est de la science fiction, personne (exceptés Babar et Dumbo peut-être) n'est assez souple des esgourdes pour y arriver, et, d'autre part, car j'ai beau me retourner les yeux dans leurs orbites pour farfouiller au fond de mon cerveau, je n'arrive que très rarement à remettre la pupille sur le rêve en question.

Ou alors, lorsque, par miracle, j'y parviens, à tous les coups la béatitude c'est déjà fait la malle... quelqu'un a pris ma place sur la chaise longue, une mouche s'est noyée dans le cocktail et un gros nuage voile mon soleil chatoyant...

Pouahh... je déteste les rêves en fait!!!

 

Mais bref, ne nous petitpoucettons pas d'avantage, le bruit qui m'a réveillé ce matin provenait de ma fenêtre de chambre que je laisse légèrement entrouverte la nuit pour évacuer les effluves (de peinture) qui parfument le dortoir depuis la fin de la mid et la reprise des travaux.

Lorsque mes paupières ont enfin eu raison des tonnes de gravats laissés devant mes mirettes la veille au soir par le marchand de sable du coin, mes yeux ont alors aperçu un spectacle féérique mais néanmoins un peu en deçà de celui du Crazy horse.

Le spectacle de mon store faséyant dans la brise catabatique et de millions de petites particules de neige soufflées par l'interstice de mon hublot par un Eole devenu soudainement fou de rage en l'espace d'une nuit (on ne sait pourquoi), formant un petit nuage géostationnaire au centre de ma chambre et s'amoncelant déjà en une congèrinette (petite congère – Larousse 2024) sur la moquette.

Après avoir versé une petite larme de bonheur en pensant à l'idée que, ca y est, j'avais enfin trouvé un truc palpitant à raconter sur ce blog, afin de ne pas finir ma vie bêtement enseveli sous un tas de neige dans mon sommeil sans même avoir revu un épisode de « plus belle la vie » avant de mourir, je me suis décidé à fermer le clapet de cette fenêtre, accomplissant, soit dit en passant, là encore, un nouvel acte héroïque en antarctique puisqu'il m'a fallut trouver en moi assez de courage et de volonté pour m'extirper de sous ma couette et aller braver les 0°C ambiant de ma piaule uniquement vêtu d'un caleçon à fleurs..

Que je sois transformé en phoque si je n'ai pas le droit à mon totem de héros polaire érigé aux cotés de ceux de Paul emile Victor et Dumont D'Urville dès demain!

 

 

photo1

Joie, bonheur, la neige fait son grand retour à DDU! Vos dons nous parviennent par Chronocatabiquepost à une vitesse de 160km/h en rafales. Tant de solidarité m'autruche...

Une photo people pour finir:

photo2

Hier nous fêtions le premier été austral et les 25 printemps boréaux de Cocoralie alias « la terreur des passerelles » (en rapport à l'onde sonore qui précède sa venue lorsqu'elle se déplace d'un bâtiment à un autre!);

Courbettes:

Le quiz photo organisé pour la mid a eu beaucoup de succès par conséquent je vous prie de bien vouloir agréer Mesdames, Messieurs toute une brouette de remerciements chaleureux etc, etc, etc....

 

A bientôt.

photo3