Grisaille, grisaille, grisaille...


Tandis que de vos mails nous parviennent les odeurs des grandes 
vacances, sable chaud, soleil et bière fraiche en terrasse, que les plus 
chanceux d'entre vous n'ont pour seule préoccupation que de poursuivre 
la rotation de l'ombre d'un parasol, étalés sur une chaise longue, je me 
remonte le moral en me disant qu'il reste surement encore en France un 
malheureux, seul, coincé dans un bureau désert à la clim tombée en 
panne, dont l'unique distraction quotidienne (Tour de France mis à part) 
consiste à écumer les blogs d'hivernants pour s'offrir un peu de 
fraicheur polaire à pas cher.

Providentiel ce bureaucrate à distraire car, s'il n'était pas là à 
patauger dans son ennui, un jour comme celui-ci, je succomberais 
volontiers à cette petite voix de sirène qui me dit d'enfiler mon 
caleçon de bain et de partir rejoindre vos grandes vacances à la nage... 
ce qui, malgré une condition physique hors du commun, me condamnerait à 
une fin précoce, le corps surgelé par les glaces, noyé dans les flots, 
dévoré par les orques et grignoté par les crevettes (je pourrais 
continuer comme ca jusqu'au zooplancton mais j'ai peur de manquer 
d'encre...)!

Et, lorsque penser au rond de cuir qui se morfond dans son bureau ne 
suffit plus à m'empêcher de sombrer dans la mélancolie polaire, je me 
concentre alors sur le côté obscur des grandes vacances:



_ Effluves de port à marée basse et bourrelet d'algues vertes en 
décomposition: +5points au moral

_ Plages bondées et relents de crème solaire: + 10 points au moral

_ Couillons en jet-ski qui t'empêche de faire la sieste: +20 points au moral


Pfuiiiiiii ca fait du bien par où ca passe! Pauvres d'entre vous qui 
êtes en vacances... on finirait presque par vous plaindre!



J'achève ce billet doux par quelques photos prises sur mon lieu de... 
travail!

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